Street life

couverture

Street life

Joseph Mitchell

Suivi de Mémoires interrompues de François Tizon

Langue(s): 
Français
Traduction: 
François Tizon

16 x 21 cm
255 gr.
88 pages

Conception graphique: 
Sandra Pasini & Anna Massoni
Paru en octobre 2016
ISBN: 
9791093457048
16 euros

Cet ouvrage a reçu le soutien de la fondation Jan Michalski.

« Au cours de mon temps, j’ai visité et j’ai traîné dans chaque quartier parmi les centaines de quartiers dont cette ville est faite, et par ville, j’entends la ville entière – Manhattan, Brooklyn, le Bronx, Queens et Richmond. »

Joseph Mitchell, Street Life

 

Joseph Mitchell est décédé en 1996 à l’âge de 88 ans. Écrivain au New Yorker durant presque cinquante ans, il composa pour ce dernier la presque totalité de ses chroniques, rassemblées dans les recueils suivant : My Ears are Bent, McSorley’s Wonderful Saloon (Le Merveilleux Saloon de McSorley, éditions Diaphanes, 2016), Old Mr Flood, The Bottom of the Harbor et Joe Gould’s Secret (Le Secret de Joe Gould, Autrement, 2012. À paraître en Folio Gallimard). Auteur et chroniqueur New Yorkais majeur du 20e siècle, encore méconnu en France, quoique largement loué par ses pairs (Rushdie, Amis, Auster...), les trente dernières années de sa vie sont dominées par une longue et désormais légendaire aphasie littéraire. 

Le livre qui paraît en octobre 2016 aux éditions Trente-trois morceaux rassemble quatre textes écrits par Mitchell au cours de cette dernière période, les seuls connus à ce jour : "Street Life", "Dans le bras d’eau", "Par les passés", "Note de l’auteur". Ils constituent chacun à leur façon un chapitre interrompu de ce grand roman autobiographique dont Mitchell avait plusieurs fois, dans sa correspondance ou son œuvre antérieure, établi le projet. Là s’invente une langue différente des chroniques, comme une prose poétique suspendue au-dessus du silence, faite d’énumérations, de gonflements, d’errance dans la ville et la mémoire de l’écrivain. Mitchell est un auteur déterminant par la radicalité et la fluidité conjuguées de son style et de son projet d’écriture qui, sous les dehors de simples chroniques, dialoguait souterrainement avec Ulysse et Finnegans Wakes de Joyce.

Les récits de Joseph Mitchell sont suivis dans cette édition de « Mémoires interrompues », postface inédite du traducteur François Tizon, qui est à l'origine de cette édition.